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Logement, les jeunes doivent-ils investir ?

Loyers exorbitants, cautions importantes ou encore discrimination.. investir dans l’immobilier, est-ce une bonne idée ?

Difficile de louer un logement quand on entre dans la vie active. Loyers exorbitants, cautions importantes ou encore discrimination, amènent parfois les jeunes à investir dans l’immobilier plutôt qu’à louer sur le long terme. Est-ce une bonne idée ? Chocolate a mené l’enquête…

Cela parait incroyable d’être propriétaire à 25 ans, pourtant certains jeunes empruntent à 100% pour se loger. Selon une étude publiée par l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil), 17,6 % des ménages de moins de 30 ans avaient recours au crédit immobilier pour accéder à la propriété fin 2012, soit 4 points de plus qu’en 2010. Cette proportion n’a jamais été aussi élevée depuis 15 ans, et ce malgré la hausse constante des prix de l’immobilier.

Mais qu’est-ce qui motivent ces jeunes à devenir propriétaires ? Tout d’abord le maintien à un niveau raisonnable des taux d’intérêt dû en partie à la concurrence des établissements bancaires. Ensuite, l’allongement de la durée des prêts qui s’étalent en moyenne sur 25 ans voir 30 and aujourd’hui contre 13 en 2000 et qui permet de réduire les mensualités de paiement. Enfin, l’envolée des prix des loyers qui empêchent les jeunes d’épargner et de se constituer un capital.

Alors vous êtes prêts pour acheter ?  Si les banquiers ne voient pas forcément d’un mauvais œil le fait que les jeunes n’aient pas d’apport, cela présente tout de même un risque pour eux, risque qu’ils font payer d’une manière ou d’une autre (taux d’intérêt élevés…). De plus, tout le monde ne peut pas devenir propriétaire du jour au lendemain, il s’agit de présenter un bon dossier, autrement dit, gagner des revenus stables et corrects (plus les revenus sont modestes moins grande est la tolérance des établissements financiers) et ne pas avoir de charges (crédits à la consommation, frais de garde pour les enfants, pension alimentaire…). Quant au premier achat, ce ne sera sûrement pas une villa, les banques n’acceptant pas un endettement supérieur au tiers des revenus. 

Témoignage                                                                                                                                           

« J’ai acheté mon premier appartement à l’âge de 25 ans » explique Jean-Jacques, biologiste à l’Inserm sur le site www.explorimmoneuf.com. « Quand je suis arrivé à Paris, les loyers me semblaient tellement déments que je n’avais pas envie de payer à perte. Je disposais d’un petit capital de départ de 15 000 euros et d’une garantie de l’emploi qui m’ont permis d’acheter un petit 2-pièces dans le 19e arrondissement, avec pas mal de travaux. Je l’ai revendu au bout de trois ans, quand nous avons décidé, avec ma compagne, de vivre ensemble et d’avoir un enfant. J’ai réalisé une belle opération, car il était bien situé et avait pris de la valeur et nous avons pu acheter un 3-pièces dans une résidence neuve et goûter les joies du confort moderne en restant dans le même quartier, que nous apprécions beaucoup ». Le parcours de Jean-Jacques n’a rien d’exceptionnel et les professionnels du crédit immobilier constatent que les trois-quarts des détenteurs de prêts « longue durée » – sur 25 ou 30 ans – revendent leur bien avant de passer le cap de 10 ans de crédit. On peut donc très bien investir jeune en commençant par acheter une petite surface puis, revendre au bout de quelques années et investir dans un logement plus grand.

Location et discrimination                                                                                                               

Si les jeunes pensent à acheter, c’est aussi parfois à cause des discriminations qu’ils subissent lorsqu’ils cherchent à louer. Même si la loi interdit toute forme de discrimination, La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l’Egalité) constate que les plaintes pour discriminations au logement, rapportées lors de demandes de location, sont passées de 78 réclamations en 2005 à 380 en 2007. Enfin, suite à un récent testing (voir encadré ci-contre), la Halde a remarqué qu’une personne d’origine immigrée à 9 fois moins de chance d’obtenir une location dans un immeuble privé qu’une personne d’origine française. Pour lutter contre ce type de discrimination, la Halde, a remis en décembre dernier des propositions d’action au gouvernement  comme  celle d’obtenir « des procédures transparentes pour la sélection des dossiers dans le logement social ».

Quelques conseils à suivre avant de devenir propriétaire                                                              

Avant de faire le grand pas, il est nécessaire de s’entourer de conseillers autant pour l’achat du bien que pour le financement. Côté crédit, les jeunes peuvent mettre en place un prêt mixte composé de crédits aidés comme le Prêt à 0 % ou les primes d’Etat du PEL ou LEP avec un crédit immobilier classique. Enfin, il est aussi important de se poser les bonnes questions, à savoir : l’accès à la propriété est-il l’un de vos objectifs premiers ? Selon un sondage réalisé en octobre 2007 par l’IFOP pour Century 21, « être propriétaire de la maison ou de l’appartement que l’on habite » arrive en troisième position des aspirations des Français (34%) derrière « être en bonne santé » (72%) et « la sécurité financière (48%). Si tel est votre cas, vous avez désormais les clés en main pour monter votre projet…

Que dit la loi ?

Sur l’investissement immobilier La loi sur le pouvoir d’achat du 22 août 2007 prévoit un crédit d’impôt sur le revenu pour les personnes qui empruntent pour acheter leur résidence principale. Ce crédit d’impôt équivaut à 20 % du montant des intérêts payés retenus dans la limite annuelle de 3.750 € pour les personnes seules et 7.500 € pour les couples, pendant cinq ans.

Sur les discriminations à la location La loi interdit, dans le secteur privé comme dans le secteur social réglementé, de refuser la location d’un logement à une personne en raison de son origine, son patronyme, son apparence physique, son sexe, sa situation de famille… 
Elle prévoit des sanctions pénales (amende et emprisonnement) et civiles (dommages et intérêts).
Cependant, la possibilité d’un recours devant un tribunal civil pour obtenir une réparation financière du préjudice subi est aujourd’hui très largement méconnue et inutilisée.

Bon à savoir                                                                                                                                             

Selon une étude menée par le  Crédit Foncier en 2007, le nombre de primo-accédants (ceux qui achètent pour la première fois) a ainsi bondi de 31% entre 2000 et 2005, passant de 363.900 à 475.800.                                                                                                                                          Le niveau d’accession à la propriété est de 62% en France ce qui est loin derrière nos voisins espagnols ou anglais qui dépassent tous deux les 85%.

Qu’est-ce que le testing ? 

Le test de discrimination ou le « testing » est un mode d’enquête destiné à établir l’existence de pratiques discriminatoires.  Il consiste à établir les différences du traitement réservé à des personnes « de référence » par rapport au traitement réservé à des personnes susceptibles d’être discriminées en raison de leur origine réelle ou supposée, de leur âge, de leur sexe, de leur handicap ou de tout autre critère. Pour que le test puisse être considéré comme pertinent, les personnes des deux groupes doivent présenter des caractéristiques objectives semblables (par exemple les diplômes et l’expérience pour l’emploi, les revenus pour le logement).La loi sur l’égalité des chances a donné valeur légale  au test de discrimination.

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